La NASA révèle quels sont les gagnants du « Space Poop Challenge »

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Plus de 20 000 participants ont été inspirés par l’idée et ont sérieusement étudié le thème. Le concept avait pour but de proposer aux astronautes des solutions efficaces, pour subvenir à leur besoins (vitaux) dans l’espace. Ouvert à toutes les propositions, la NASA a finalement sélectionné, le 15 février dernier, pas moins de 5000 projets qui se sont présentés sur le site HeroX, comme le rapporte la radio américaine NPR. Le cahier des charges était précis : les excréments et l’urine mais aussi les pertes menstruelles devaient éviter de toucher le corps du spationaute malgré ses mouvements. Le système devait donc être ingénieux et devait permettre à l’individu une activité dans l’apesanteur d’au moins 6 jours sans gêne.

Comment cela se passait-il jusqu’à présent ?

L’agence gouvernementale a indiquée sur la page dédiée au concours que « La vieille solution d’attente reste les couches ». En effet, les principaux concernés utilisaient, jusqu’à présent, un équipement qui reste restreint pour des séjours longs dans le cosmos. La NASA précise que « Les combinaisons spatiales actuelles servent aux activités de lancement et d’entrée et aux activités dans l’espace pour protéger l’équipage contre toute situation imprévue que l’environnement spatial peut causer. Un astronaute pourrait se trouver dans ce costume pour un maximum de 10 heures… ou jusqu’à 6 jours si quelque chose de catastrophique se passait ». Jusqu’à présent, les hommes de l’espace n’avaient pas à rester plus de 10 heures dans ces combinaisons spéciales peu confortables.

Or, aujourd’hui, « les missions futures pourraient nécessiter un système de traitement des déchets au long court » avait confessé la NASA. Le problème de mauvaise hygiène ou d’infections liées à cet inconfort a donc été soulevé. En outre, faire ses besoins en apesanteur s’avère compliqué. Le système de succion actuellement en place sur la station spatiale internationale à également montré ses limites, à cause des énormes combinaisons cosmiques.


Et demain ?

C’est un certain Thatcher Cardon, officier de l’Air Force, qui a le plus convaincu l’agence spatiale gouvernementale. En s’inspirant de la chirurgie non invasive, indique le communiqué de presse de la NASA, il a pu décrocher les 15 000 dollars promis au gagnant. Un sas, situé à l’entrejambe de l’équipement spatial, permettrait d’éjecter les substances fécales en dehors de celle-ci. Nos confrères de France Inter rapportent : « Derrière cette ouverture, il y aurait un sas dans lequel plusieurs objets, et en particulier les couches, pourraient être gonflés ou dégonflés à l’intérieur de la combinaison ».

La NASA va, dès à présent, étudier et évaluer la viabilité de ces différentes inventions. L’américain n’a pas été le seul à faire preuve d’ingéniosité. En seconde place du podium, on retrouve un trio composé d’un physicien, d’un ingénieur et d’un dentiste qui ont œuvré ensemble à la création d’une couche étanche qui stockerait les excréments dans une partie de la combinaison. Enfin, le britannique Hugo Shelley, a misé sur un nouveau type de sous-vêtements à poches capables de s’auto désinfecter tout en stockant les déjections dans un coin.

Crédits Photos : Nasa



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