retour sur l’annulation du film

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Si une adaptation cinématographique de la saga vidéoludique BioShock était en préparation depuis des années suite à un accord entre Universal et l’éditeur américain Bethesda, cette dernière avait finalement été annulée alors que le réalisateur Gore Verbinski devait s’en occuper, bien qu’il fut remplacé entre temps par Juan Carlos Fresnadillo et que Ken Levine (le créateur de la licence) décide d’imposer son veto pour le film : « Le studio a été refroidi par l’idée de faire un film R-rated à 200 millions de dollars, ils ont opté pour un budget à 80 millions, et Gore ne voulait pas faire un film à 80 millions. Ils ont fait venir un autre directeur, et je n’ai pas vraiment vu de liant. 2K est l’une de ces entreprises qui placent beaucoup de confiance dans les équipes créatives, ils m’ont donc dit que si je voulais tout annuler, alors je le pouvais. Et j’ai tout annulé. »

Gore Verbinski est d’ailleurs revenu via Reddit sur l’avortement du blockbuster qui devait bénéficier d’un budget de 200 millions de dollars ainsi qu’une classification R-rated (film mature, plus haute interdiction aux États-Unis) : « Nous étions à huit semaines du tournage quand le projet a été annulé. C’était un film classé R. Je voulais qu’il soit classé R. Je pensais que c’était approprié, mais c’était un film cher. C’était un monde massif que nous allions créer et pas le genre de monde où il est suffisant de se rendre à certains endroits et filmer. Dans le cas de A Cure For Wellness, nous pouvions le faire. Cela n’aurait pas marché pour BioShock, il fallait construire un univers sous-marin entier. Je pense donc que le mix entre le budget et le classé R n’a pas plu à Universal. »

BioShock : ce qu’aurait pu être l’histoire

À l’origine, Bioshock devait avoir un scénario bien différent de ce qu’il est aujourd’hui pour de nombreux joueurs. Le personnage principal était censé être un « redresseur de pensées », un homme capable de délivrer les gens de l’emprise d’un culte et de les astreindre à adopter une certaine droitesse morale et psychologique. Le déroulement de l’histoire aurait été davantage impliqué politiquement, les services de ce personnage auraient été loués par un Sénateur.

Ken Levine avait d’ailleurs cité un exemple de ce qu’un redresseur de pensées fait lorsque « des gens louent leurs services afin que leur fille qui entretient des relations lesbiennes revienne dans le droit chemin. Le redresseur de pensées kidnappe et les ‘reprogramme’, c’est vraiment quelqu’un de sombre et c’est le genre de personnage que vous étiez supposé incarner« .



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