Nintendo Switch : nos impressions après 3 jours d’utilisation

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Ce n’est pas la première fois qu’il nous est donné l’opportunité d’essayer longuement la Nintendo Switch. Déjà en janvier dernier, on a pu mettre la main pendant plusieurs heures sur la console. En ce qui concerne la machine en elle-même, les impressions qui en étaient ressorties étaient plutôt bonnes, avec un design fin et une bonne finition, même si on déplorait la petitesse des boutons et des sticks. Toutefois, impossible d’avoir un ressenti pur tant la machine était lestée de protections et d’anti-vols en tout genre. Depuis maintenant 3 jours, c’est une Switch dans son plus simple appareil que nous avons l’occasion de pratiquer – en l’occurrence sur The Legend of Zelda : Breath of the Wild dont vous aurez nos premiers retours demain dans l’après-midi. Les habitudes de jeux sont-elles bouleversées par l’aspect hybride console de salon/ console portable ? Les petits boutons des Joy-Con sont-ils vraiment un inconvénient ? Que vaut le controller pro ? Voici les points en « condition réelle » que nous allons aborder dans cet article avant le compte-rendu détaillé de la console de la semaine prochaine.

Je ne sais pas si c’est vraiment une avancée pour la société, mais il est vrai que la Switch ne facilite vraiment pas la tâche quand il s’agit de trouver la volonté d’arrêter de jouer. Avant – en tout cas pour ma part – il y avait toujours ces petites fenêtres qui interrompaient nos parties et qui représentaient une véritable opportunité d’arrêter pour cette fois-ci. Aller se coucher ou aller au petit coin sont de parfaits exemples d’interruption salutaires qui pouvaient aboutir à l’extinction de la console.

Avec la Switch, c’est fini.


Le simple fait qu’on puisse l’emmener partout rend caduque l’idée même de saisir ces petites occasions : la partie continue, encore et encore. Un besoin pressant, pas de problème ! Clic, clac, on remet les Joy-Con de part et d’autre de l’écran, ça prend deux secondes, le changement d’écran est instantané et on part poursuivre sa session tranquillement aux toilettes – et on les bloque pendant une heure tant qu’on y est. Notez que si le changement d’écran est instantané dans ce sens-là, il prend deux à trois secondes dans le sens Switch vers télé, mais vraisemblablement, c’est la télé qui est à l’origine de cette petite latence.

Et puis, on se dit qu’il est peut-être l’heure d’aller se coucher ? C’est vrai qu’il est tard. Clic, clac, on emmène la console dans le lit histoire de faire encore deux-trois trucs avant de dormir. Après tout, on sera déjà un peu couché comme ça, pas vrai ? Le temps de faire ces « deux-trois trucs », on regarde l’heure, on regrette et on éteint la console en pleurant.

Pour être tout à fait franc, on avait déjà un peu ça avec la Wii U, mais le concept était à moitié finalisé. Pour peu qu’il y ait un mur ou que la console soit un peu loin et l’expérience de jeu était considérablement dégradée. De plus, la Switch a quand même des formes bien plus agréables que le Wii U gamepad qui paraît boursouflé à côté. Sans parler de la batterie ridiculement faible de ce dernier.

On pourrait tout à fait opposer qu’il s’agit là d’une expérience « normale » pour une console portable classique, il n’en reste pas moins que le petit déclic dans le cerveau au moment de se dire « tiens, je joue sur ma télévision, mais maintenant je vais prendre ma console pour aller ailleurs » est une dimension assez inédite et rafraîchissante. Et à l’instar d’une PS Vita, le fonctionnement de la Switch fait qu’on sera plus enclin à mettre sa console en veille plutôt que de l’éteindre réellement. Réactiver sa console est ainsi très rapide et l’expérience de jeu semble être continue, sans temps d’arrêt, comme peut l’être une console de salon classique. Grand ouf de soulagement, les vidéos qui avaient fuité la semaine dernière montraient bien la réalité des choses : l’interface utilisateur est très sobre et elle ne souffre d’aucun ralentissement comme c’était le cas sur Wii U. Le choix des profils est enfantin et il se fait au lancement de chaque application (option désactivable s’il n’y a qu’un seul profil par exemple).


L’accès aux paramètres de la PS Vita était rapide, mais quelque peu fastidieux. On appuyait sur le bouton d’accueil, il fallait trouver l’application paramétrée (qui heureusement peut tourner en même temps qu’un jeu) et trouver le paramètre désiré dans la multitude de choix proposés. Quand il s’agit simplement de vouloir régler la luminosité de l’écran, c’est un peu dommage. La Switch a à peu près le même système à la différence qu’il existe un menu d’accès rapide à quelques paramètres fréquemment utilisés, à savoir la luminosité de l’écran et l’activation du mode avion. On le fait apparaître en maintenant enfoncé le bouton « home » pendant un instant. Force est de reconnaître que c’est bien pratique.



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