[MWC 2017] On a vu le concept car Instinct, la voiture ultra connectée et autonome de Peugeot

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C’est une tendance qui est tout sauf éphémère : les constructeurs automobiles sont de plus en plus présents sur les salons dédiés à la mobilité, aux nouvelles technologie et à la réalité virtuelles. Cette année, ils n’étaient encore qu’une poignée dans les allées du MWC. On pouvait trouver Ford ou Mercedes, par exemple, qui se contentaient principalement de parler de voitures connectées et d’habitacles connectées. Peugeot avait également un petit stand. Avec une différence de taille : il a fait le choix de dévoiler son concept car à Barcelone et non au salon de l’auto de Genève qui se tiendra dans une dizaine de jours.


La présentation de l’Instinct au MWC est un message assez fort de la part de Peugeot. C’est le premier constructeur au monde à présenter son concept sur un salon dédié à la mobilité. Cela s’explique de plusieurs façons. D’abord, parce que Peuget ne communique pratiquement pas sur la motorisation de sa voiture. “Elle embarque un moteur électrique et thermique de 300 cv et dispose de quatre roues motrices”. On n’en saura pas plus. Si Peugeot dévoile l’Instinct à Barcelone, c’est surtout parce qu’elle est censé représenter la voiture connectée que l’on pourra acheter dans 10 ans.

La voiture, un objet connecté comme les autres

Le principe de l’Instinct, c’est qu’il s’agit d’un véhicule ultra-connecté. Connecté à un service de Cloud – en l’occurence, le Samsung Artik – et donc connecté à sa montre connectée, à son téléphone, à sa porte, à ses lampes, à son thermostat, etc. Le but : non seulement la voiture est capable de s’adapter à l’humeur et à l’état de fatigue du conducteur, mais aussi de préparer son départ et son arrivée.

Si l’ensemble a des airs de science-fiction, il ne fait aucun doute pour Peugeot que ces interactions existeront bel et bien dans une dizaine d’année. Le représentant de la marque nous a donné beaucoup d’exemple. Connectée à l’agenda et à la smartwatch de l’utilisateur, l’Instinct sera capable de savoir dans quel état de fatigue se trouve son conducteur. Après une trop longue journée de travail ou une séance de sport intensive. Lorsque le conducteur va entrer dans sa voiture, elle va alors automatiquement lui proposer un mode de conduite autonome, incliner son siège et trouver un itinéraire tranquille.

Pour Peugeot, la voiture connectée du futur est également un objet connecté comme les autres, qui est capable de converser et d’interagir avec les autres objets de la maison. C’est ici qu’entre en compte Artik, qui va servir de “langage” commun à tous les objets connectés. La voiture enverra une notification sur le téléphone du conducteur le matin pour lui signaler des bouchons et lui dire de partir un peu plus tôt. En fonction de la longueur du trajet de retour, elle demandera au thermostat d’allumer le chauffage quelques minutes avant son arrivée. Les possibilités sont presque infinies et terriblement séduisantes. Avec pour l’instant une limite de taille : peu d’objets connectés partagent pour l’instant le même “langage”, le même Cloud. Mais qui sait dans quel état sera le marché dans 10 ans.


Quatre modes de conduite différents et des écrans pour ne pas s’ennuyer

Concernant la conduite en elle-même, l’Instinct dispose de quatre modes de conduite différents. Deux modes manuels sont proposés, l’un dit assisté (avec des assistances de conduite) et l’autre dit “extrême”, qui sera un mode manuel classique. Les deux autres modes de conduites sont assistés. Le premier est un mode “relax” qui incline profondément le siège et le second un mode intermédiaire, avec le siège un peu moins penché, idéal pour de la lecture ou pour regarder son smartphone, par exemple.

Conduite autonome oblige, la voiture est bardée d’écran en tout genre. Des écrans pour le tableau de bord, bien sûr, mais aussi un pour le passager. L’écran du tableau de bord est sûrement le plus impressionnant. Peugeot parle d’un écran holographique. En fait, il s’agit d’un écran 3D qui est capable d’afficher des informations et du contenu sur plusieurs niveaux de profondeur. Il rend vraiment très bien dans l’habitacle en tout cas.

Les autres écrans sont signés Samsung. Le passager en a notamment un immense devant lui. Il s’agit ici d’un écran 2K qui est capable d’afficher a peu près n’importe quel contenu. Enfin, lorsque la voiture passe en mode connectée, l’écran qui sert de rétroviseur en mode de conduite manuelle se transforme en écran d’information avec la vitesse actuelle ou le temps de trajet nécessaire avant l’arrivée, exactement comme dans les avions par exemple.

Un concept car qui en dit long sur les intentions de Peugeot

On passe rapidement sur le design général de la voiture. Comme souvent sur les concept car, il s’agit avant tout d’intentions, et seuls quelques détails seront conservés sur les modèles réellement vendus au grand public. Il y a toutefois quelques idées très intéressantes. Comme le lion du logo Peugeot qui s’illumine à l’avant et à l’arrière de la voiture pour montrer aux autres constructeurs que l’Instinct est en mode automatique. Ou encore une partie de l’habitacle – les vides-poches notamment – qui ne sont pas en plastique mais en béton très léger afin de donner la sensation de se trouver dans un véritable habitat.

L’Instinct est un concept car très séduisant pour les technophiles. Utopiste voire carrément futuriste en l’état, cette automobile en dit toutefois très long sur les intentions du constructeur français. Le représentant de Peugeot se montre toutefois optimiste. Dès l’année prochaine, il entrevoit déjà des véhicules Peugeot autonomes sur les routes françaises et pense très sérieusement que des véhicules aussi connectés que l’Instinct seront en vente avant 2023. Autant dire demain.



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