Benoît Hamon projette d’étendre la redevance TV aux smartphones et ordinateurs

0
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});


C’est un projet qui est depuis très longtemps dans les cartons des partis politiques et qui vient d’être relancé Benoît Hamon : étendre la redevance audiovisuelle à tous les écrans, à savoir la télévision, mais aussi aux ordinateurs, smartphones et autres tablettes. Le candidat à la présidentielle du Parti socialiste admet toutefois que sa mise en oeuvre ne sera pas facile et devra se faire progressivement.

Trouver d’autres moyens de financement

Dans un entretien accordé à BFM TV, Benoît Hamon est revenu sur un projet souvent évoqué par les gouvernements, mais jamais mis en pratique : étendre la redevance TV aux écrans de smartphones, tablettes et autres ordinateurs. Il a ainsi déclaré qu’il faudra « sans doute élargir l’assiette de la redevance, par exemple aux résidences secondaires et à tous les supports par lesquels on consomme la télévision » afin de maintenir le niveau de financement de l’audiovisuel public (Radio France, France Télévision).

Cette extension de la redevance TV à tous les écrans s’inscrirait dans l’une des mesures de son programme, qui vise à retirer totalement la publicité de France Télévision. Une mesure que le candidat tente toutefois de modérer, certainement conscient de la difficulté à la mettre en place, mais aussi conscient de son impopularité.

« J’aimerais que le service public soit totalement libéré de la contrainte publicitaire. Ce serait l’idéal, c’est l’objectif. Mais j’hésite encore. Ce serait difficile à mettre en oeuvre tout de suite. »


Des idées difficiles à mettre en place

L’idée d’étendre la redevance TV à tous les écrans n’est pas nouvelle. En fait, elle est souvent évoquée depuis le début du mandat de François Hollande. Hamon aimerait donc faire payer les géants de l’Internet via une double taxe. La première, classique, consisterait à leur faire payer un impôt sur les bénéfices de leurs activités dans l’Hexagone. La seconde servirait exclusivement au financement de la création française. Il est vrai que le CSA et l’ARCEP ne se penchent pas assez sur le cas des contenus produits sur Internet.

« Ni le CSA ni l’Arcep ne s’occupent des contenus internet. Il faut donc davantage de régulation et de synergies entre les deux »


Ces discussions pourraient donc rester caduques. En effet, les gouvernements de gauche comme de droite ont souvent évoqué l’idée d’étendre la redevance à tous les écrans. Cela s’est finalement soldé par une augmentation de l’impôt principal, qui est passé à 139 euros en métropole et 89 euros en outremer. Les responsables de médias publics continuent en revanche de demander cet élargissement en prônant une volonté de « financement pérenne ».

En 2013, le syndicat national de la publicité télévisée indiquait que 98,3 % des foyers français possédaient au moins un téléviseur. On peut donc se demander si les médias publics retrouveront une réelle pérennité en cherchant les pourcentages restants.



Source link


vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.