[Halte aux Trolls] Répondre à un QCM avant de pouvoir publier un commentaire, l’idée ingénieuse du site norvégien NRKbeta

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La politique du commentaire (ouvert ou non) anime les médias numériques depuis l’avènement des médias numériques. Si aucune solution magique n’a été trouvée pour que les commentaires soient constructifs (et polis) à toutes heures, des expérimentations ont lieu, comme sur le site de la radio-télévision publique norvégienne, NRKbeta.

Le dispositif a été lancé il y a quelques semaines et ne concerne que certains articles sur les sujets tech. Sur ceux-là, seuls les internautes qui ont répondu à un questionnaire composé de trois questions à réponses multiples peuvent publier un commentaire. L’idée étant, bien entendu, qu’il faut avoir lu l’article en question pour répondre correctement aux questions. Pour Ståle Grut, un des journalistes de NRKbeta, le questionnaire permet de s’assurer que les gens soient au même niveau avant de commenter. Si tous sont d’accord sur ce que dit l’article, ils ont une meilleure base pour le commenter, selon ses propos à Nieman Lab, relayés par Le Monde.

Va de retroll

Bien évidemment, le dispositif n’empêche pas mécaniquement que des commentaires insultants soient publiés, mais cela contribuerait à réduire les propos toxiques publiés sous le coup de l’impulsion. Si vous passez quinze secondes dessus, ce seront peut-être quinze secondes qui vous permettront de sortir de cet esprit “coup de gueule” dans lequel sont beaucoup de commentateurs, selon le chef de la rubrique Marius Arnésien, propos relayés par Le Monde, toujours. Surtout, le dispositif veut éviter que des commentaires soient publiés pour rien, après que l’internaute n’a lu que le titre.

Si l’idée est intéressante pour un site d’information, elle n’est pas applicable aux plateformes de réseaux sociaux, véritables repaires à trolls (qui animent les journées de notre CM). Les plateformes de réseaux sociaux disent chercher de nouvelles solutions pour réduire les commentaires toxiques. En juin 2016, Facebook, Twitter, YouTube et Microsoft ont même signé ensemble un code de bonne conduite avec la Commission européenne et se sont engagés à contrer les discours de haine illégaux qui pullulent sur leur plateforme et à proposer un contre discours.



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