Après un travail colossal, les oeuvres de la chapelle Sixtine ont enfin été numérisées

0


La chapelle Sixtine est probablement une des œuvres les plus monumentales qu’il est possible de voir eu Europe. Une numérisation des œuvres était néanmoins nécessaire pour préserver son avenir.

S’il y a bien quelque chose à voir au Vatican, c’est bien la chapelle Sixtine. Cette dernière abrite l’oeuvre de Michel-Ange, aujourd’hui connu dans le monde entier. Les peintures du génie florentin font d’ailleurs l’objet de beaucoup de précautions. Elles ont récemment été numérisées afin d’aider aux restaurations futures.

Un projet minutieux

Un travail qui, vous vous en doutez, s’est révélé colossal. En effet 270 000 clichés ont été nécessaires pour compléter cette tache. Il aurait fallu 65 nuits de travail, étalées sur cinq années pour tout terminer. Les photographes ne pouvaient travailler que le soir, entre 19 h et 2 heures du matin, car la chapelle est visitée par des touristes durant la journée.

Ils ont utilisé des échafaudages de dix mètres de haut ainsi que des objectifs télescopiques pour saisir les moindres détails. La totalité des fichiers pèse 30 To et est stockée dans un serveur du Vatican.

Ces clichés permettront de surveiller l’état exact de la fresque afin de mieux la préserver, comme le signale Antonio Paolucci, ex-directeur des Musées du Vatican à Reuters.

« À l’avenir, cela nous permettra de connaître l’état de chaque centimètre de la chapelle telle qu’elle est aujourd’hui, en 2017. »

Une bible pour les amateurs d’art

Ces clichés seront publiés par la maison d’édition Scripta Maneant à travers trois volumes de 870 pages, pesant 9 kilos chacun. Les collectionneurs seront aux aguets puisque ces derniers seront tirés à seulement 1999 copies. L’ensemble coûtera tout de même 12 000 euros.

Les heureux possesseurs profiteront alors d’un travail minutieux, et pourront admirer les secrets de l’oeuvre bien mieux que s’ils se trouvaient dans la chapelle. Giorgio Armaroli, qui dirige Scripta Maneant a souligné la précision des photos en question.

« Nous avons utilisé un logiciel de postproduction pour reproduire la profondeur, l’intensité, la chaleur et la nuance des couleurs avec une précision de 99,9 % »

La dernière session de photographie du monument s’était déroulée entre 1980 et 1994. On comprend donc qu’une mise à niveau était nécessaire, notamment à cause de l’avènement de l’informatique et du numérique. C’est désormais chose faite, pour le plus grand bonheur des amateurs d’art et d’histoire.



Source link


vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.