encore une fois, l’application SAIP ne s’est pas déclenchée

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Ceux l’ayant téléchargé ont constaté, une nouvelle fois, que l’application SAIP, censée prévenir la population en cas d’attentat ou de danger imminent, est restée muette hier soir.

« Aucun incident en cours », c’est le message qui s’affichait hier soir à l’ouverture de l’application SAIP, lancée par le gouvernement en marge de l’euro 2016.

Alors que les 11 candidats à l’élection présidentielle passaient leur dernier oral avant le premier tour, les premiers tweets faisaient état d’une fusillade en cours sur les Champs Elysées. Les autorités ne tarderont pas à confirmer l’attaque et les premières victimes, dont un policier tué.


RAS pour l’application SAIP

Pourtant, du côté de l’application SAIP, toujours rien à signaler. En théorie, en cas d’attaque, le préfet de la région concernée déclenche l’alerte et définit son périmètre (région, département, ville). En 15 minutes, SAIP est déclenchée, l’écran du smartphone devient rouge et le message « Alerte » apparaît sans émettre le moindre son ou la moindre vibration, pour des raisons évidentes de discrétion. Puis, au fur et à mesure, des informations parviennent concernant le lieu concerné, le type événement en cours et les consignes de sécurité prodiguées.

Les internautes ont donc été étonnés qu’aucune alerte n’ait été donnée par SAIP alors que le quartier des Champs Elysées était bouclé et qu’un tweet de la préfecture de police conseillait aux Parisiens d’éviter le secteur.

22 heures passées, toujours rien, les internautes n’ont pas manqué de relever ce nouveau couac et l’inutilité de l’application :

De nombreux couacs

Les internautes ont souligné le nouvel échec de l’application, notamment après le bad buzz de février dernier lors de l’attaque du Louvre où l’application était restée silencieuse. Mais le ministère de l’Intérieur s’était justifié en expliquant qu’il n’avait pas « jugé pertinent » de la déclencher.

« En raison de la cinétique de l’événement, de la neutralisation instantanée de l’assaillant, du confinement immédiat des visiteurs ainsi que du bouclage du périmètre en surface, il n’a pas été jugé pertinent de déclencher SAIP », expliquait-il alors à l’époque.

Lors de l’attentat de Nice, le 14 juillet 2016, SAIP s’était déclenchée, mais plusieurs heures après le début des événements, une « défaillance technique » selon les autorités. Les internautes se posaient déjà des questions sur son avenir.

SAIP s’est déclenchée lors de l’attaque d’Orly, mais a été critiquée pour ses inexactitudes et son retard. En septembre dernier, une alerte attentat a été donnée via l’application contre une église du 1er arrondissement avant que les autorités ne reviennent dessus, s’attirant une nouvelle fois les foudres des internautes.

Réellement efficace et utile ?

À l’époque, le ministère de l’Intérieur concédait que SAIP devait être « améliorée ».

Aujourd’hui, interrogé par France Info sur ce silence, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henri Brandet, indique qu’il s’agissait d’un « choix délibéré, à partir du moment où on a eu une situation figée rapidement, qui a conduit à ne pas déclencher l’application. »



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