[Test] Endless Space 2 [PC]

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Il y a 5 ans, le studio français Amplitude naissait dans la galaxie PC telle une comète prodigieuse. Son coup d’éclat : Endless Space, et avec lui, la renaissance d’un genre que l’on croyait moribond : le 4X spatial. Grâce à son élégance graphique, son ergonomie exemplaire et son expertise stratégique, le jeu imposait une nouvelle vision, alternative à celle des jeux estampillés Sid Meier, pour mieux nous perdre dans les méandres de l’espace, avec le maigre espoir de mener une civilisation chétive vers le firmament stellaire.

Depuis, Amplitude a bien grandi, en taille (plus de 50 personnes y travaillent désormais à plein temps) comme en expérience. Après l’excellent Endless Legend (alternative terrestre et fantasy, sur le mode d’un Heroes of Might & Magic), le studio n’a plus le boulevard devant lui comme jadis. Depuis, de nouveaux prétendants sont arrivés comme Stellaris chez Paradox, Civilization Beyond Earth chez 2K ou encore le remake de Master of Orion chez Wargamming. C’est donc un euphémisme de dire qu’Endless Space 2 est attendu comme le loup blanc, pour une suite, qui se veut autant dans la continuité que l’extension d’un univers riche (car commun à tous les jeux d’Amplitude) et d’une philosophie de jeu.


Ce sont donc 8 civilisations qui s’offrent désormais à nous. La moitié est reprise du premier jeu, mais connaît un sacré dépoussiérage, tandis que l’autre est créé de toute pièce. Avec elles, Amplitude réussit le pari d’offrir un nouvel éventail large en approches de jeu. Là où les humains, réunis en Empire galactique, excellent dans la production de masse, la famille Lumeris (une Mafia à échelle galactique) fait fructifier son business en achetant et revendant des planètes comme une vulgaire marchandise, tandis que les Unfallen, des arbres géants magiques de type Ents, colonisent les systèmes solaires par contamination végétale. D’une variété remarquable, le jeu s’assure déjà une longévité extensible à des centaines d’heures de jeu, tant chaque gameplay réserve son lot de surprises et de handicaps à contrecarrer par une gestion finaude, ne serait-ce qu’au niveau du choix dans l’arbre technologique, très fournis en options de recherche.

Mais là où Amplitude fait fort, c’est dans son esthétique, totalement transcendée. Disposant de moyens plus confortables, le studio sublime la moindre particule de son univers au moyen de saynètes animées, d’illustrations faites à la main de toute beauté et de compositions symphoniques dignes des plus grands space operas. Si les combats sont toujours passifs et automatisés, le jeu laisse désormais la possibilité de se créer des tactiques en amont, mais aussi d’outils cinématiques pour les mettre en scène. Sans atteindre l’excellence, leur rendu a au moins le mérite d’afficher un sacré progrès depuis l’opus antérieur. Quant à l’aspect narratif, le jeu brille désormais d’un système de quêtes dynamiques, qui relancent un rythme de croisière avec de nouveaux enjeux, sans jamais gâcher le plaisir libertaire à construire sa civilisation selon ses goûts.

Développé main dans la main avec ses joueurs via sa propre plateforme communautaire (le Games2Gether), Endless Space 2 respire tellement la science du savoir-faire et de la finition pointilleuse qu’on aurait du mal à lui reprocher grand chose, si ce n’est pinailler sur de menus détails. Le studio fait même preuve d’une ouverture bienveillante envers les néophytes, au moyen de tutoriels omniprésents pour les guider à l’art du 4X.

Comme chaque fan d’Amplitude le sait, la sortie du jeu n’est que la première étape de sa performance. Avec le temps viendront les rééquilibrages, les ajouts de contenu (en espérant qu’ils soient gratuits comme autrefois, malgré le rachat du studio par Sega l’année dernière), et le modding alimenté par la communauté. Il reste fort à parier que le jeu, de par sa richesse et sa densité, connaisse une croissance à la hauteur de ses ambitions.

Endless Space 2, sur PC, disponible à partir du 19 mai 2017



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