les Etats-Unis éjectés du podium mondial

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Petite sensation dans l’univers des supercaculateurs, les Etats-Unis ont été éjectés du podium mondial pour la première fois depuis 1996.

Supercalculateurs

La Chine domine, la Suisse s’invite sur le podium

Très utile pour la recherche civile et militaire, la prévision météorologie, la médecine ou l’industrie automobile, la course à la puissance de calcul est une nécessité pour les pays les plus riches. À ce petit-jeu là, les États-Unis ont l’habitude de bien figurer, mais il faut désormais se tourner vers la Chine pour trouver les supercalculateurs les plus puissants du monde.

Premier (super) ordinateur à dépasser la barre des 100 Petaflops, le Sunway TaihuLight domine le classement depuis un an. Bien aidé par ses 10,6 millions de cœurs !

Une puissance phénoménale qui lui permet de devancer largement la concurrence, mais la Chine est ambitieuse et s’est également emparée de la deuxième place avec le Tianhe-2. Ce dernier a dominé le classement du Top 500 jusqu’à l’arrivée du TaihuLight.


Habitué des podiums, Titan permettait jusqu’ici aux États-Unis d’assurer sa présence dans le Top 3 mondial, mais le supercalculateur de 17,5 petaflops créé par la société américaine Cray Inc. a été éjecté par un supercalculateur européen. En effet, le superordinateur suisse Piz Daint s’invite au troisième rang du classement des ordinateurs les plus performants.

Une belle récompense pour le superordinateur le plus rapide d’Europe depuis 2013. Huitième lors du classement établit fin 2016, Piz Daint a profité de la mise à niveau à base de GPUs Tesla P100 de Nvidia pour augmenter sa puissance de manière significative.

Éjecté du podium, Titan se retrouve quatrième, un événement puisque c’est la deuxième fois en 24 ans que les États-Unis n’occupent pas une des trois premières positions. Il faut remonter à novembre 1996, lorsque le Japon dominait le classement (trois supercalculateurs aux trois premières places). Fin 2016, nous évoquions les ambitions du gouvernement japonais, bien décidé à s’offre l’ordinateur le plus puissant du monde.

Si les États-Unis marquent le pas sur la course à la puissance, il reste le pays le mieux représenté avec 5 supercalculateurs parmi les 10 premiers. Au total, les États-Unis comptent 169 superordinateurs classés dans le Top 500. Son rival chinois est juste derrière avec un total de 160 supercalculateurs. On notera toutefois que les deux superpuissances revendiquaient 171 supercalculateurs chacun il y a six mois.

Outre les États-Unis et la Chine, les pays les plus représentés dans le classement sont le Japon avec 33 supercalculateurs, l’Allemagne avec 28, la France avec 17 et le Royaume-Uni avec 17. Côté français, le supercalculateur le plus puissant est celui de Total (Pangea, 19e place du TOP 500).

Les États-Unis veulent déjà se relancer

Dépassés par la Chine, les États-Unis entendent reprendre leur place de leader et vont s’en donner les moyens. En effet, le département de l’Énergie va débloquer 258 millions sur trois ans pour son programme de recherche et développement baptisé PathForward.


Six entreprises sont concernées par cette enveloppe. Il s’agit d’AMD, Cray Inc, HPE, IBM, Intel et NVIDIA. À noter que les entreprises citées vont également participer financièrement, à hauteur de 40 % de la valeur totale du projet qui est estimé à 430 millions de dollars.

Suffisant pour revenir dans la course et dépasser la Chine ? Les États-Unis veulent dévoiler un supercalculateur capable d’atteindre l’exaflop en 2021. Ce dernier serait alors 50 fois plus rapide que le Titan.

(Source : Top500)



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