quid du « vrai gaming 4K » selon Microsoft

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« La console la plus puissante au monde » est disponible depuis quelques jours, mais cela fait-il de la Xbox One X une console indispensable pour autant ? Notre avis !

On a testé la console la plus puissante au monde !

Officialisée dans le cadre du salon E3 de Los Angeles en juin dernier, la Xbox One X (baptisée jusqu’alors Project Scorpio) est enfin disponible en boutiques. La dernière version de la Xbox One de Microsoft est en effet arrivée ce mardi 7 novembre dans les échoppes, où elle est affichée au tarif de 499 euros. Un prix qui fait de « la console la plus puissante au monde » la console la plus chère du moment, la PS4 Pro étant proposée à 399 euros, contre « seulement » 299 euros pour la Nintendo Switch.

Avec sa Xbox One X, Microsoft a clairement décidé de jouer la carte de la surpuissance, histoire de se rappeler à de bons souvenirs, à savoir l’époque Xbox 360, avec une console qui proposait bien souvent des jeux parfaitement optimisés, et souvent un chouia plus aboutis que sur PS3. A l’époque, Microsoft avait également décidé d’ouvrir pleinement les vannes software, en proposant notamment divers RPG exclusifs, sans oublier quelques exclusivités marquantes. Avec sa Xbox One, Microsoft a multiplié les maladresses, mais compte bien sur les gros muscles de sa nouvelle console classée X pour reprendre des couleurs. Pas forcément de remise en question côté software donc chez Microsoft, mais la ferme volonté de proposer une Xbox One mieux pensée, parfaitement aboutie côté design et côté performances, pour s’imposer comme l’environnement de jeu idéal pour permettre aux joueurs d’apprécier les meilleures versions des jeux (notamment des éditeurs tiers donc).

Une merveille de technologie et de conception

Disponible chez Presse-Citron depuis la toute fin du mois d’octobre, la Xbox One X a évidemment été largement mise à contribution. Rappelons que la nouvelle console de Microsoft se veut une Xbox One, et de ce fait, elle partage évidemment le même écosystème et les même jeux. La bonne nouvelle, c’est que la connectique est également identique à celle de la Xbox One S, et il suffit alors de débrancher son « ancien » modèle pour relier aussitôt cette nouvelle console. Pour récupérer ses sauvegardes, rien de plus simple, puisqu’il suffit de se relogger avec son compte Xbox Live. Pour les jeux et applications, on peut décider de passer par un disque dur externe, ou faire confiance à sa connexion réseau.

Une connexion réseau qui se doit d’être solide, puisque, 4K oblige, la Xbox One X va imposer des téléchargements particulièrement imposants. Ainsi, comptez environ 100 Go pour Forza Motorsport 7, environ 115 Go pour Gears of War 4… Autant dire que les petites connexions risquent de souffrir, tout comme les joueurs, forcés de patienter plusieurs longues heures avant d’atteindre enfin les 100% de complétion. Ceux qui ont la fibre seront forcément moins impactés, mais force est d’admettre que ce point risque de faire toussoter pas mal de joueurs, notamment ceux n’ayant pas accès au réseau très haut débit (et ils sont nombreux). A noter également à ce sujet que la Xbox One X embarque un disque dur de 1 To, mais n’offre que 780 Go d’espace en sortie de boite. De notre côté, une quinzaine de titres  (et quelques dizaines d’heures de téléchargement) ont suffit à saturer la mémoire de la machine…

Doté d’un processeur AMD Jaguar 2,3 Ghz, d’un GPU AMD Polaris à 6 Tflops, de 12 Go de RAM et de nombreux autres composants ultra haut de gamme, la Xbox One X est un joli monstre de puissance, c’est indéniable. A l’allumage, la console affiche également une nouvelle petite séquence d’introduction, faisant la part belle à la 4K bien sûr, mais aussi au rendu sonore. Pour le reste, une fois la Xbox One X démarrée, on se retrouve face à une interface absolument identique à une Xbox One standard. Le nouveau dashboard est évidemment de la partie, et si ce dernier s’avère nettement plus abouti qu’auparavant, il subsiste encore quelques couacs, avec notamment des freezes, des plantages, des petits accrocs…

Rapidement, et malgré sa configuration ultra musclée, on s’étonne du silence de la machine, qui n’émet pas le moindre son lorsqu’aucun disque n’est inséré dans le lecteur. Difficile ici de ne pas saluer le travail accompli par Microsoft, en terme de miniaturisation et d’optimisation de l’espace, puisque la Xbox One X est dotée d’un nouveau système de refroidissement, d’une alimentation intégrée, mais conserve un gabarit très compact. Il est loin le temps de la Xbox One, de son look hideux et de son alimentation surdimensionnée… Une fois un jeu/Blu-Ray 4K inséré dans le lecteur, la console émet un léger bruit supplémentaire, mais l’ensemble reste vraiment très (très) discret. Si la démonstration technique est impressionnante, le design est lui aussi à saluer, avec un boitier très compact donc, très sobre, fruit d’une vraie remise en question de la part du géant de Redmond. Une Xbox One X disponible exclusivement en noir, sans doute pour rappeler la robe caractéristique de la toute première Xbox, lancée il y a plus de 15 ans déjà.

Une grosse envie de 4K

Côté jeux, on l’a dit, la Xbox One impose des téléchargements assez conséquents. C’est toutefois le prix à payer pour télécharger (parfois) des assets 4K, notamment pour Forza Motorsport 7 par exemple. Ici, on profite d’un jeu « Xbox One X Enhanced », tournant en résolution 4K, à une fréquence de 60 fps. Bien sûr, ce n’est pas là le seul apport de cette Xbox One X, puisque le jeu s’offre également de nombreux nouveaux effets et autres amélioration en tout genre. A l’écran, le résultat est assez bluffant de netteté d’une part, avec un aliasing inexistant, mais aussi une tonne d’effets graphiques et autres upgrades visuelles, sans compter le HDR, pour un rendu à la hauteur de nos espérances. Comme sur PS4 Pro, ce sont les éditeurs qui sont invités à patcher leurs jeux à leur convenance.

Ainsi, si Forza Motosport 7 propose un mode « Enhanced » unique, d’autres titres comme Gears of War 4, L’ombre de la Guerre ou encore Rise of the Tomb Raider vont laisser le choix au joueur de profiter des améliorations qui lui conviennent. On peut ainsi profiter d’un mode 4K, au frame rate contenu, mais aussi d’un mode Performances, pour un juste équilibrage, ou bien d’un mode Fluidité, pour profiter d’une cadence 60 fps impeccable, mais d’un rendu visuel un peu moins pimpant. D’ailleurs, à ce petit jeu, et malgré le côté « vrai gaming 4K » voulu par la machine, force est d’admettre que de nombreux joueurs vont naturellement opter pour le mode Fluidité, plutôt que le mode 4K.

De cette manière, la Xbox One X permet de profiter de versions plus abouties de nombreux titres déjà disponibles, avec des mises à jour qui seront diffusées au fil des semaines. La plupart des gros titres ont toutefois déjà droit à leur patch classé X, c’est le cas des titres cités ci-dessus, mais aussi de Star Wars Battlefront 2, de Call of Duty WWII ou encore d’Assassin’s Creed Origins. Une Xbox One X qui permet aussi de jouer aux jeux Xbox 360 ainsi qu’à la ludothèque Xbox, avec là encore, quelques titres qui tirent très joliment profit de la puissance de la machine. A noter que la Xbox One X permet également de profiter de jeux optimisés y compris sur un écran Full HD. A l’exception de la 4K, le joueur pourra bénéficier de meilleures textures, de chargements optimisés, d’une meilleure fluidité, d’un affichage plus net… Des optimisations « Enhanced » très convaincantes donc dans l’ensemble, dommage toutefois que la Xbox One X n’ait pas été soutenu par un titre d’envergure inédit, si ce n’est le très dispensable Super Lucky’s Tale, un jeu de plateforme plutôt mignon, mais assez cheap visuellement, et surtout plombé par une caméra et un gameplay diablement imprécis…

La PS4 Pro en PLS ?

Avec sa Xbox One X, Microsoft souhaite évidemment répondre à la PS4 Pro de Sony, lancée l’an dernier. L’année supplémentaire a permis Microsoft de (re)penser très intelligemment sa machine, avec, on l’a dit, une conception exemplaire, mais aussi une configuration plus musclée que la console rivale. De cette manière, Microsoft compte bien faire de sa Xbox One X LA console la plus à même de proposer la meilleure expérience de jeu, en ce qui concerne les éditeurs tiers. Dans les faits, le constat est pour l’heure assez mitigé, et si certains titres affichent ainsi un léger mieux par rapport à leurs homologues sur PS4 Pro (c’est le cas par exemple de Rise of the Tomb Raider, L’Ombre de la Guerre, ou d’Assassin’s Creed Origins), d’autres s’avèrent en revanche parfaitement identiques. D’autres titres, comme Titanfall 2, s’avèrent en revanche étonnamment plus faiblards sur One X que sur PS4 Pro, la faute sans doute à un patch un peu trop hâtif…

Bref, visuellement, si certains titres maison affichent un visuel presque irréel, pour une fracture nette de l’oeil droit (Forza Motorsport 7), la plupart des jeux « third party » optimisés restent encore relativement similaires sur PS4 Pro et Xbox One, avec tout de même, de manière générale, un léger avantage à cette dernière. Bien sûr, on imagine que cela évoluera au fil des semaines, et que les développeurs parviendront progressivement à tirer profit de toute la puissance de la machine, mais à l’heure actuelle, à l’oeil, on n’observe pas un gap immense entre un même jeu (optimisé) tournant sur PS4 Pro et sur Xbox One X.

Toutefois, en marge de sa puissance supérieure, la Xbox One X dispose d’un avantage incontestable sur la PS4 Pro, puisque (comme la Xbox One S), elle intègre un lecteur Blu-Ray 4K. Le fier détenteur d’une Smart TV 4K peut ainsi profiter comme il se doit des films, concerts et autres documentaires proposés sur ce format spécialement taillé pour flatter la rétine et les tympans. Notre exemplaire de test étant livré avec Planete Terre II, nous avons pu apprécier des paysages et des animaux d’une beauté renversante, avec une netteté assez exceptionnelle et un rendu HDR bluffant. Via le Xbox Live, il est également possible de télécharger une démo dédiée à ce spectacle visuelle, Insects. Difficile encore de comprendre pourquoi la PS4 Pro n’intègre pas un tel lecteur, mais à ce niveau la Xbox One X fait parfaitement le job. A voir si Sony se décidera enfin à franchir le pas avec une éventuelle PS4 Pro Slim qui sait…

En bref

Avec sa Xbox One X, Microsoft propose la vision ultime de sa console, qui profite pour l’occasion d’une conception impeccable, d’un impressionnant condensé de (très) haute technologie, d’un gabarit relativement compact et d’un fonctionnement très silencieux. La console permet déjà de recevoir quelques baffes assez monumentales (Forza Motorsport 7…), mais aussi de profiter des jeux third party sous leur meilleur jour (sauf exception), le côté « Enhanced » étant laissé, comme sur PS4 Pro, au libre choix des développeurs. Sur une TV 4K, le résultat est évidemment impeccable, mais les bienfaits de la Xbox One X sont également bien visibles sur une TV Full HD.

De notre côté, la Xbox One X a globalement répondu à nos attentes, et on regrette simplement un système de mise à jour qui manque de clarté, une interface toujours un peu lourdingue, ainsi qu’un disque dur offrant « seulement » 780 Go de libre. Le système de patch gagnerait également à être un peu plus explicite. De même, si la console devrait logiquement s’imposer comme « the place to play » en ce qui concerne les jeux third party, la surpuissance de la machine ne fait pas pour autant oublier le relatif manque d’exclusivités (réussies) sur Xbox One, par rapport à la rivale d’en face. Certes, on profite en plus ici d’un lecteur Blu-Ray 4K, mais cela se traduit également par un surplus de 100 euros sur la facture.

A chaque joueur donc, en fonction de ses affinités, de décider librement quel clan il préfère rejoindre, quitte à s’écharper demain avec ses collègues à la machine à café comme on il faisait hier dans la cour de récré, à l’époque du duel Super Nintendo/ Sega MegaDrive…

Et vous, vous êtes plutôt Xbox One X ? PS4 Pro ? Les deux ? Aucune ?



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