Les USA valident la première pilule connectée

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En expérimentation et espérée depuis plusieurs années par les chercheurs, le concept de pilule connectée vient d’être pour la toute première fois validé et autorisé par la FDA, Food & Drug Administration, l’agence sanitaire américaine. Quels intérêts pour quel impacts ?

Un traitement bien suivi

Pour la première fois donc, une « pilule digitale » vient de recevoir une validation de commercialisation. Dans un communiqué adressé à nos confrères de Gizmodo, la FDA explique avoir autorisé la mise en circulation d’une pilule antipsychotique, dénommée Abilify MyCite, équipée d’un « système de suivi numérique de l’ingestion », donnant la possibilité au médecin de suivre le médicament et donc de savoir s’il a été correctement ingéré par son patient.

Développée par le laboratoire japonais Otsuka, la pilule dissoute dans l’estomac libérera un capteur de la taille d’un grain de sel qui transmettra un signal radio. Ce dernier sera reçu par un patch collé sur la peau du patient, conçu par une autre société, Proteus Digital Health. L’information sera ensuite transmise sur une application de suivi de traitement et, à posteriori, au médecin suivant le patient.

Cette pilule a été validée par la FDA « pour le traitement la schizophrénie, le traitement aigu des épisodes maniaques associé aux troubles bipolaires, et traitement d’appoint pour la dépression ».

Questions d’efficacité et d’éthique

Malgré une belle promesse sur le papier, la mise en pratique soulève plusieurs interrogations. Tout d’abord, l’efficacité et la fiabilité ne sont pour l’heure « pas démontrées » selon la FDA. Bien que le procédé de suivi soit le bienvenu pour les patients atteints de schizophrénie – souvent imprévisibles et sujettes à des dégradations bien plus grave de leur état de santé -, cela peut se discuter pour les personnes atteintes de bipolarité ou de dépression, qui pourraient se sentir stigmatisées ce qui pourrait avoir une incidence néfaste sur l’évolution de leur comportement.

De plus, la question de la violation de la vie privée et du piratage se pose naturellement. Bien que les données acquises par ces pilules ne soient (en théorie) réservées qu’aux patients et médecins, leur exploitation pourrait en intéresser plus d’un. Si les données médicales sont fortement protégées, les possibilités de piratage ne peuvent être écartées. Sans compter que d’éventuelles utilisations légales de ces données par des annonceurs… ou compagnie d’assurances, sont tout aussi envisageables.

Source : Proteus FDA



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