Preview Outriders : Un TPS next-gen aux saveurs un peu trop génériques…


Annoncé par People Can Fly et Square Enix lors de l’E3 2019, Outriders nous a intrigué toute une moitié d’année avant de se dévoiler, à l’occasion d’un événement en Pologne, terre des développeurs. Nous avons donc pu en savoir plus, et même toucher à la bête, exploité ici sur ses deux à trois premières heures de jeu… Mêlant TPS coopératif et univers science-fiction, Outriders tentera cet été de s’insérer dans le marché des “looter shooters”, un secteur très compétitif où même les tauliers ont du mal à se réinventer…

La signature “People Can Fly” sur une promesse usée

Outriders : Un TPS next-gen aux saveurs un peu trop génériques...

People Can Fly est un nom que connaissent bien les amateurs de shooters. Et pour cause, le studio polonais s’est fait connaître grâce aux jeux Painkiller, sortis au début des années 2000. S’en suit alors une longue phase vécue en tant qu’“Epic Games Poland”, durant laquelle les membres du studio travaillent sur les Gears of War, pilier des cover-shooter, mais c’est véritablement en 2011 que l’équipe brille, grâce à Bulletstorm un FPS misant sur la violence et les interactivités. En 2015, la structure reprend son nom d’antan et songe à entrer en pré-production sur son prochain jeu, Outriders, soutenu dans sa démarche par Square Enix. Pour l’éditeur, il s’agit là d’un de ses deux jeux orientés multijoueurs, aux côtés de Marvel’s Avengers, qu’il souhaite pousser pour cette année 2020, et pour le début de la prochaine génération de consoles.

Avec un tel palmarès pour le studio et cette volonté d’aller se lancer sur les PlayStation 5 et Xbox Series X en tant que TPS Coop d’amorce pour la génération, on s’attendait à retrouver la chorégraphie sanglante qui fit le succès du studio, mais aussi du slow motion et autres pouvoirs, bref, pas mal de mobilité et des sensations de tir authentiques. Rassurons-nous donc sur ce point, Outriders dispose de ces ingrédients, du moins, sur le papier. En revanche, c’est par le manque de fraîcheur de son concept, par ses débuts poussifs et par sa réalisation que nous avons été légèrement refroidis sur notre session de jeu.

Un melting pot de sensations dans un écrin un brin générique

Outriders, c’est d’abord l’histoire d’une planète, Enoch, luxuriante et inhospitalière (façon Pandora d’Avatar), sur laquelle les humains souhaitent s’installer. Manque de bol, de fil en aiguille, et sans trop vous spoiler, seule une poignée d’entre eux ne survit suite à un cataclysme. Les si belles installations, clinquantes lors du prologue, ne sont désormais que des vestiges nimbés d’une ambiance post-apocalyptique et regorgent de pillards.

Outriders : Un TPS next-gen aux saveurs un peu trop génériques...

Dans cet univers-là, et surtout dans ce futur-là, nos vaillants humains ont subi durant leur sommeil quelques modifications… La planète les a transformé en Outriders, des êtres éthérés répondant à 4 archétypes de pouvoir, assez classiques, parmi lesquels on retrouve le spécialiste du feu, des séismes, celui maniant le temps, et un quatrième toujours tenu secret. C’est à vous de choisir un de ces chemins et de vous y tenir tout au long de votre progression, car cette dernière sera de longue durée.

En effet, Outriders propose une aventure solo ou coop (sans PVP), au sein d’une épopée instanciée, gravitant autour d’un hub multijoueur avec PNJ donneurs de quêtes et marchands. Jusqu’ici, si vous avez un jour connu The Division, Destiny ou Anthem, la formule n’a pas grand chose d’impressionnant, et c’est effectivement ce que l’on se dit en parcourant les premiers instants de jeu, d’autant plus que le socle de gameplay n’est malheureusement pas des plus reluisants.

Course, tir, melée, couverture, pouvoir 1, 2 ou 3, roulade : voilà ce que nous propose le titre de People Can Fly. Nous avons pu essayer le tout en coop à trois joueurs, exploitant les trois classes disponibles. Au passage, ne vous attendez pas à une grande intéraction entre les différentes classes, car le jeu est pensé pour que vous puissiez vous en sortir seul comme à plusieurs. Tous sont efficaces, et tous sont capables de se healer d’une manière bien particulière, en tuant les ennemis de différentes façons.

Les animations, les déplacements et le système de jeu font terriblement penser à un étrange mélange entre Mass Effect Andromeda et Gears of War. Le souci, c’est qu’on ne notera ici, à première vue, pas vraiment d’originalité dans les sensation de tir et dans les mécaniques de gameplay. Précisons d’ailleurs que la build à l’essai durant ce preview event proposait une heure trente à deux heures de jeu, ce qui comprend un prologue (non définitif) ainsi que les premières quêtes scénarisées, allant jusqu’au premier boss. Malheureusement, le résultat s’avère donc bien trop classique.

Pourtant, Outriders semble disposer de l’attirail complet pour séduire les amateurs de la formule : codex, lore visiblement développé, cinématiques avec le moteur du jeu, loot en apparence assez riche, volonté d’offrir une expérience complète et non un Game as a Service : l’univers ne cherche qu’à vous happer, et c’est bel et bien lors du test que nous pourrons juger de son efficacité. Les possibilités de customisation de notre personnage, à travers les compétences et aptitudes choisies, seront également à l’étude. Toutefois, il se dégage du gameplay actuel quelque chose de déjà-vu, surtout si l’on se positionne comme un shooter cross-gen…

Outriders, qu’en penser après 2H30 de jeu ?

Nos impressions

On attendra évidemment d’en voir plus, mais ce que l’on a pu jouer d’Outriders ne nous a pas vraiment emballé… Fort d’un socle qui semble toutefois bien trop classique, le prochain titre de People Can Fly présente un début d’aventure assez générique, ancré dans des mécaniques vues et revues… Reste à savoir si le jeu saura décoller par la suite et trouver sa route, sur un marché où la concurrence est déjà très forte.

Profil de Panthaa

Journaliste jeuxvideo.com

13 février 2020 à 21:30:02



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