Dreams, notre avis en quelques minutes – Test en vidéo


Vidéo test Dreams, notre avis en quelques minutes

Chères lectrices et chers lecteurs de Jeuxvideo.com, vous jouiez ? Et bien créez maintenant ! 5 ans après son annonce, Dreams arrive enfin sur PlayStation 4 avec pour ambition de rendre la création de jeux aussi simple que plaisante. Et qui peut être mieux placé que le géniteur de LittleBigPlanet pour rendre la conception artistique ludique ?

Avec Dreams, Media Molecule propose le soft ultime dédié à la création au sens large. Pour faire simple, il met à la disposition du joueur une suite d’outils qui, lorsqu’ils sont bien utilisés, permettent de créer des personnages, des sculptures, des musiques, des niveaux… bref, tout ce qu’il faut pour créer de véritables jeux vidéo. À la DualShock ou aux PS Move, l’utilisateur a donc le pouvoir de façonner ce qu’il souhaite dans le but de produire des expériences plus ou moins interactive. Avec Dreams, à peu près tous les genres peuvent être créés : de l’aventure, de la course, du puzzle, de l’action, du combat… les limites résident dans le compteur de mémoire, et dans le fait qu’il n’est pas possible de façonner des titres se jouant sur Internet, du moins pour le moment.

De très nombreux tutoriels sont disponibles afin d’aider le joueur à mieux appréhender les multiples ramifications du logiciel. Mais que les choses soient claires : il faut des heures pour bien comprendre comment s’utilisent les gadgets et comment se comporte la logique. Si vous souhaitez concevoir un jeu un minimum complexe, vous êtes bons pour passer des heures sur les forums d’aide ou sur les tutos Youtube. Elle est là, toute l’ambivalence du concept de Dreams : l’utilisateur est invité à laisser virevolter son imagination à des niveaux rarement atteints tout en le forçant à adhérer à l’inextricable logique mathématique du scripting. Avec du temps et beaucoup de motivation, vous réussirez, peut-être, à transformer vos songes en jeux vidéo étincelants.

Alors oui, la logique, basée sur des boîtes à connecter avec des câbles, risque de rebuter la plupart des curieux, ce qui est forcément dommage. En théorie, tout est pourtant assez simple. Si je veux créer un personnage exécutant une roulade lorsque j’appuie sur “rond”, par exemple, il me suffit de connecter la sortie “rond” de la boîte “capteur de manette” à l’action “roulade” du personnage. Cette logique se complexifie évidemment dès que nous entrons plus profondément dans les mécaniques qui régissent les univers virtuels. Bien que visuel, ce système de scripting nécessite un fort investissement personnel pour être assimilé. Nous regrettons surtout que le soft ne permette pas aux utilisateurs d’ouvrir tous les jeux de la communauté, ce qui empêche un apprentissage plus collaboratif.

La philosophie de Dreams, c’est le “do it yourself”, “fais-le toi-même” en français. En effet, si l’on ne trouve pas un élément particulier via le moteur de recherche, il est possible de le créer par ses propres moyens, de sa modélisation à sa texture. Nous nous éloignons donc de la politique pro-dlc de Spark pour placer la création véritable au centre de tout. En activant les repères et la symétrie, on commence à créer des visages en ajoutant des formes, en fusionnant de la matière, et creusant des surfaces. Dans le même ordre d’idée, avec les timelines des divers gadgets, on produit des animations, des effets spéciaux et des ambiances musicales. Oui, Dreams fait atteindre des cimes prodigieuses à la créativité.

Ceux qui ne sentent pas créateurs dans l’âme pourront toujours s’amuser avec les jeux de la communauté, ou plonger dans la très bonne aventure solo imaginée par Media Molecule et conçue sous Dreams. Mais il serait tout de même dommage de passer à côté du but premier du jeu : celui d’en créer un ou plusieurs, de A à Z.

Profil de Carnbee,  Jeuxvideo.com

Par Carnbee, Journaliste jeuxvideo.com

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