La pratique de l’upskirting désormais punie par la loi au Royaume-Uni


Enfin ! La loi britannique considère désormais la pratique de l’upskirting comme un crime punissable par la loi. Cette loi prendra effet en avril et prévoit jusqu’à deux ans d’emprisonnement si un individu est poursuivi pour avoir pris des photos sous les vêtements d’une personne sans son consentement dans un but à caractère « sexuel » ou pour « provoquer l’humiliation, la détresse ou la panique ». Les accusés risquent même de se retrouver sur le registre des délinquants sexuels. Les victimes, quant à elles, auront droit à certaines protections comme celle de protéger leur nom et de ne pas le faire apparaître dans la presse.

Qu’est-ce que l’upskirting ?

L’avènement des smartphones a permis à certaines pratiques moralement douteuses de faire leur apparition. C’est le cas de l’upskirting qui consiste à prendre des photos sous les jupes des femmes dans des lieux publics. Le problème est que beaucoup de pays n’ont pas encore adapté leur système juridique aux nouvelles technologies et ne protègent donc pas les victimes.

C’est une Anglaise du nom de Gina Martin qui a découvert ce véritable trou juridique en 2017. Elle avait alors souhaité porter plainte après s’être rendu compte qu’on avait pris une photo sous sa jupe à son insu lors d’un festival. Écœurée de ne pas être soutenue par la loi, elle avait lancé une pétition pour sensibiliser le public à la multiplication de ces attaques qui restaient bien souvent impunies. La pétition avait été signée plus de 100 000 fois. La jeune femme avait été rejointe dans son indignation par une étudiante russe qui avait lancé une campagne intitulée « Qu’y a-t-il sous ma jupe ? » pour dénoncer ce genre d’attaque dans le métro de Saint-Pétersbourg.

Et en France ?

Nous ne sommes pas mieux lotis que les Britanniques l’étaient. En effet, il semblerait impossible de condamner les prévenus pour atteinte à la vie privée puisque les faits se déroulent dans des lieux publics comme l’explique La Voix du Nord. Les victimes qui vivent ces intrusions comme des agressions sexuelles n’en reviennent pas. Mais, toujours selon la loi française, impossible de les poursuivre en justice pour agression sexuelle puisqu’il n’y a pas eu de contacts physiques. Cela semble impensable, mais c’est pourtant vrai, preuve qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire.

Pour revenir en Angleterre, nous n’avons aucune certitude que la nouvelle loi dissuadera les agresseurs, mais elle a le mérite de faire avancer les choses et de tenter de protéger les victimes du mieux possible. Espérons que d’autres pays viendront bientôt suivre cet exemple.



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